Lutter contre les doryphores au jardin

Le doryphore est un coléoptère originaire du Mexique et d’Amérique du Nord, apporté accidentellement en France dès 1922. C’est d’ailleurs la partie problématique de la lutte contre ce ravageur de nos potagers : il n’a pas de prédateur naturel.

Carte d’identité du doryphore

Le doryphore est un terrible ravageur pour les plantes de la famille des Solanacées, en particulier les plants de pommes de terre et d’aubergines. Une colonie est capable de détruire une plantation entière en un temps record ! De plus, grâce à ses ailes, il peut parcourir de vastes distances. Une fois installé, il est assez paresseux et reste dans un faible rayon autour des plantations.

Le doryphore porte plusieurs noms : la chrysomèle de la pomme de terre en Europe, la « bête du Colorado » Colorado Potato Beetle aux États-Unis et au Québec, la « bibitte à patate ».

Pour résumer, nous nous trouvons face à un ravageur vorace, sans prédateur reconnu. Pas simple pour nos potagers !

À noter : la lutte contre les doryphores est légalement obligatoire dans certaines communes du département de la Manche. doryphores-jardin-potager

Les moyens de lutte contre les doryphores

Lors de son apparition en Europe, le doryphore est rapidement devenu l’ennemi numéro 1 des gouvernements, sur fond d’entre deux-guerres. On a alors commencé à utiliser des insecticides chimiques très puissants pour éradiquer le coléoptère. Résultat : le doryphore a une extraordinaire résistance aux insecticides.

Parmi les moyens de lutte biologique, on retrouve l’importance de la rotation des cultures puisque les doryphores s’enfoncent dans la terre pour passer l’hiver et se réveiller affamés au printemps. L’association avec des plantes comme la tanaisie, le lin, l’ail ou encore les haricots peuvent contribuer à tenir les doryphores éloignés des cultures.

Le meilleur moyen de lutte reste le ramassage manuel, particulièrement efficace sur les petites surfaces. Cela vous permet d’éliminer les adultes et les larves – prenez bien soin de brûler les coléoptères et les parties infestées pour limiter la contamination. N’oubliez pas de vérifier les dessous des feuilles dès que vous trouvez un coléoptères : les œufs sont jaunes orangés, très similaires avec les œufs de coccinelle, prudence !

Du côté des insecticides biologiques, le pyrèthre semble efficace, de même que le Baccilius Thurengiensis.

 

19 octobre 2017

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