Le cloporte, le mal-compris du jardinier

Le ”cochon de Saint-Antoine” est – à tort et depuis longtemps – classé parmi les nuisibles du jardin. Il ne présente en réalité que des avantages pour le jardinier. Retour sur le cloporte, un auxiliaire vraiment pas comme les autres.

Cloporte, qui es-tu ?

Tout d’abord, le cloporte est un crustacé et non un insecte. De la famille des Oniscides (Oniscidea), ce crustacé terrestre est une véritable crevette sur terre : il possède un exosquelette rigide et sept paires de pattes. Mais on peut aussi le comparer au kangourou car les bébés cloporte finissent leur développement dans une poche sous le ventre de leur mère. Leur cycle de vie s’étend de deux à quatre années.

cloporte oleomac auxiliaire du jardin

Bien que vivant sur terre, les cloportes fuient la lumière et apprécient un bon taux d’humidité car leur peau est sensible au dessèchement. On dénombre 160 espèces de cloportes en France dont Oniscus asellus – il se roule en boule quand il se sent menacé – et Porcellio scaber, le cloporte des cavernes.

Le cloporte, votre atout compost

Le cloporte ne provoque pas de dégâts dans le jardin. Il se nourrit de végétaux et de quelques insectes déjà morts et ne s’attaque pas au bois sain. Il est donc un excellent recycleur des matières organiques mortes, au même titre que les acariens et les vers de terre – la macrofaune. En les digérant, il accélère leur décomposition et agit comme un activateur de compost, ses excréments sont riche en azote et enrichissent le sol.

Si vous avez des cloportes dans votre compost, réjouissez-vous ! C’est un bon signe : cela signifie que l’humidité de votre compost est suffisante. À noter : si vous les voyez sans les chercher, c’est que votre compost est bien équilibré ; si vous devez les chercher sous le compost, cela signifie que l’humidité n’est pas suffisante alors arrosez un peu et tout rentre dans l’ordre.

 

 

22 janvier 2019

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